Arts Martiaux

Published on février 13th, 2014 | by Exterminator

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The Blade de Tsui Hark 1995

Avec : 

  • Xin Xin Xiong : Fei Lung
  • Moses Chan : Tête d’Acier
  • Wenzhuo Zhao : Ding On
  • Valérie Show : La prostituée

Origine : Hong Kong

Durée : 101 Min

L’histoire se situe en Chine, au Moyen Âge. Un jeune forgeron, Ding On, en apprenant la mort tragique de son père, décide de retrouver le meurtrier de celui-ci. Malheureusement, attaqué par un groupe de bandits, il perd un bras. Retrouvé par une jeune fille qui le ramène dans une ferme isolée, notre héros met alors au point une nouvelle technique de combat très rapide et particulièrement violente pour compenser son handicap. Pendant ce temps, des pillards attaquent la fabrique d’épée où Ding On travaillait avant de s’enfuir. À la tête de ces pillards se trouve un effrayant tueur tatoué. Il est celui que le manchot recherche pour venger la mort de son père… (Source : wikipedia.fr).

A ne pas confondre bien sûr avec le justicier mi-homme, mi-vampire incarné au cinéma par Wesley Snipes. Tsui Hark nous propose ici, un remake plus ou moins fidèle de l’un des épisodes de la fameuse trilogie du sabreur manchot, «Un Seul Bras les Tua Tous». L’occasion pour lui de nous offrir une approche extrêmement personnelle et stylisée du Wu Xia Pian (films de sabre chinois).

Nous sommes en 1995, la Film Workshop, la société de production fondée par Tsui Hark, enchaine les succès notamment grâce aux polars de John Woo. Hark peut ainsi se consacrer à des projets plus ambitieux où il laisse exploser son énorme créativité visuelle.

Si le public chinois ne suit pas toujours les élans de Hark, son talent traverse rapidement les frontières et il devient l’un des réalisateurs chinois les plus appréciées des critiques et des cinéphiles du monde entier.

«The Blade» fait donc partie de ces films définitivement à part qui aura sa plus grande reconnaissance hors des frontières chinoises. Une véritable refondation d’un genre par un grand virtuose de l’image. Oubliées les règles traditionnelles de mise en scène, oubliées également les chorégraphies trop bien réglées, Hark fait voler sa caméra presque jusqu’à l’excès dans une déferlante barbare d’une violence inouïe.

Le spectateur a donc intérêt de bien être accroché tant ce film peut être éprouvant pour les yeux (le montage est à de nombreux moments, frénétique) mais aussi pour les oreilles (il règne ici une hystérie quasi constante).

Hark ne nous épargne donc rien, filmant sans aucune complaisance et dans une ambiance esthétisante particulièrement noire et féroce cette pourtant classique histoire de vengeance. Même l’amour y est atroce : rivalité, viol, prostitution, abandon…

A la fois d’une beauté fascinante et d’une cruauté extraordinaire, «The Blade» reste un objet filmique rare que les amoureux frénétiques du septième art, se doivent d’avoir vu.

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The Blade de Tsui Hark 1995 Exterminator

The Blade

Notre Avis

Summary:

4.5


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