Horreur Affiche Terreur à l'Opera de Dario Argento 1987

Published on février 16th, 2014 | by Exterminator

0

Terreur à l’Opera de Dario Argento 1987

Avec : 

  • Cristina Marsillach : Betty
  • Ian Charleson : Marco
  • Urbano Barberini : Inspecteur Santini
  • Daria Nicolodi : Mira

Origine : Italie

Durée : 107 Min

Suite à la défection forcée de la cantatrice principale, la jeune chanteuse Betty accepte le rôle de Lady MacBeth dans l’opéra de Verdi, malgré la réputation de malchance véhiculé par ce rôle. Elle se retrouve vite la proie d’un mystérieux fan psychopathe avec lequel elle semble avoir un lien. (Source : wikipedia.fr).

En 1985, Dario Argento est engagé par le théâtre de la ville de Macerata pour mettre en scène «Rigoletto», le célèbre opéra de Verdi. L’occasion pour le cinéaste d’assouvir une véritable passion pour le répertoire lyrique et d’explorer de nouvelles méthodes de travail.

Argento décide notamment de «transformer» le personnage principal de cette oeuvre majeure de la culture italienne, en un vicieux vampire. Panique chez les responsables du théâtre qui voient en cette relecture, un véritable blasphème. Le célèbre réalisateur est donc renvoyé manu-militari, sans avoir eu le temps de défendre pleinement son projet. Argento persuade alors Franco Ferrini, l’un des ses collaborateurs, de l’aider à écrire le scénario de ce film violent aux aspirations shakespiriennes, vaguement inspiré par «Le Fantôme de l’Opéra» de Gaston Leroux. Une façon pour lui d’exorciser cette difficile expérience et d’envoyer un message fort à tout ceux qui n’ont pas eu confiance en lui.

Le studio américain «Orion» se montre immédiatement intéressé et alloue un budget confortable au cinéaste pour réaliser son film dans les meilleures conditions. Argento va ainsi pouvoir laisser libre cours à son imagination débordante et démontrer qu’il n’a rien perdu de son talent.

Malheureusement pour lui, le tournage connaitra une succession d’évènements regrettables voire désastreux. Le cinéaste qui vient de perdre son père, doit tout d’abord faire face aux caprices incessants de son actrice principale, Cristina Marsillach. Un mannequin espagnol qui lui a été imposé par son ami Giorgio Armani. Argento doit également gérer les souffrances physiques de son autre acteur Ian Charleson, victime d’un accident de la route pendant les prises de vues et qui refuse de se faire soigner. Charleson craint en effet que l’on découvre sa séropositivité. Ajoutés à cela, la défection de dernière minute de Vanessa Redgrave et la mort d’un autre acteur, écrasé par une voiture.

Ce qui ressemble à une véritable malédiction n’empêche pourtant pas Argento de tenter de nouvelles choses et d’enchainer les prouesses techniques. Le vol d’un corbeau en camera subjective, le tir d’une balle au ralenti au travers l’oeilleton d’une porte, les nombreux plans tournés en steady-cam… De véritables performances donnant à de nombreuses séquences, un lyrisme au confins du sublime. Ce lyrisme qui contraste avec la brutalité qui règne sur le film. Torture, barbarie…, les scènes de meurtres sont en tout point, bestiales. Argento nous montre tout et nous oblige même à tout voir à l’image de l’héroïne, attachée et contrainte d’assister grâce à un odieux procédé, aux exactions du meurtrier sous peine de se crever les yeux.

Si le cinéaste fait une nouvelle fois preuve ici de son indéniable talent et parvient parfaitement à transmettre sa rage au spectateur, on peut d’autant plus regretter la faiblesse de ce scénario invraisemblable aux situations parfois risibles et qui se conclut de la pire des manières. On déplorera également une mauvaise directions d’acteurs, tous aussi mauvais les uns que les autres.

Au final, «Opera» reste donc une oeuvre bancale, alternant moments «magistraux» mis en scène avec une rare maitrise avec d’autres tout à fait ridicules.

Sorti en Italie à la fin de l’année 1987, le film fut un véritable échec commercial. A tel point qu’il ne sera distribué à l’étranger que sur le marché de la video dans une version tronquée de plus de 15 minutes. Un échec qui poussera Argento à essayer de tenter sa chance aux USA. En vain…

PartagerShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
Terreur à l’Opera de Dario Argento 1987 Exterminator

Terreur à l'Opera

Notre Avis

Summary:

3.5


User Rating: 0 (0 votes)

Tags: ,


About the Author



Back to Top ↑

UA-48123034-1