Policier - Thriller

Published on février 14th, 2014 | by Exterminator

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Ne Réveillez pas un Flic qui Dort de José Pinheiro 1988

Avec : 

  • Alain Delon : Eugène Grindel
  • Michel Serrault : Roger Scatti
  • Xavier Deluc : Lutz
  • Patrick Catalifo : Peret

Origine : France

Durée : 97 Min

Des gangsters notoires sont sauvagement assassinés par des policiers, menés par le commissaire principal Roger Scatti. Ces extrémistes, organisés sous la bannière Fidélité de la police, entendent appliquer la loi du talion et renverser l’ordre ancien. Chargé de l’enquête sur ces meurtres, le commissaire divisionnaire Grindel — aidé de ses adjoints Lutz et Péret — se met en quête de témoins, dont Pierre Stadler, un ancien terroriste d’extrême-gauche qui est aussitôt supprimé par Scatti et ses acolytes, Valles, Spiero et Latueva. Grindel rencontre secrètement au jardin des Buttes-Chaumont son vieil indicateur, le Stéphanois, et ne peut lui éviter d’être abattu d’une flèche d’arbalète (Source : wikipedia).

Le milieu des années 80 marque le début du déclin des plus grands champions du box office français. A cette époque, les attentes du public commencent à changer, les comédies de Pierre Richard, Aldo Maccione…, les polars de Jean-Paul Belmondo et Alain Delon ne font plus recettes. Tous sont donc obligés de se renouveler sous peine de disparaitre définitivement des écrans.

En cette année 1988, la carrière de Bebel connaitra ainsi un second souffle devant la caméra de Claude Lelouch dans «Itinéraire d’un Enfant Gâté», l’un de ses plus beaux rôles pour un film qui deviendra un immense succès. La même année, Delon persiste lui à vouloir jouer au flic justicier dans «Ne Réveillez pas un Flic qui Dort». Mal lui en a pris car le film sera un échec cuisant pour l’acteur qui devra définitivement ranger ses flingues au placard. Le début d’une longue traversée du désert.

Il faut dire qu’il l’a un peu cherché tant ce film est mauvais, un véritable nanar monté et réalisé avec les pieds par un José Pinheiro bien fatigué.

Adaptation fidèle du roman de Frédéric Fajardie («Clause de Style»), ce long métrage se veut dénonciateur de la mouvance d’extrême droite qui sévit au sein de la police française. Soit. Pourquoi pas et même, tant mieux mais pourquoi le faire de manière si bête et caricaturale ? Ce qui aurait pu être une intéressante critique sociale (plus que jamais d’actualité d’ailleurs) ne se résume finalement qu’à un banal affrontement entre une bande d’allumés totalement grotesques et improbables et un flic honnête et droit, décidé à faire le ménage. Un nouveau prétexte pour mettre en avant, les exploits d’un Delon plus aussi fringant qu’auparavant.

Le problème est qu’ici, tout est tellement ridicule que cela en devient drôle. Des dialogues impossibles aux (rares) scènes d’action montées n’importe comment, en passant par une catastrophique direction des acteurs, difficile de garder son sérieux devant ce pseudo spectacle totalement affligeant.

La rencontre entre Delon et Serrault (qu’on a rarement vu aussi mauvais) accouche d’une souris, expédiée vite fait bien fait dans une résolution totalement bâclée à l’image d’un scénario qui navigue à vue de bout en bout.

Nul, nul, nul…

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Ne Réveillez pas un Flic qui Dort de José Pinheiro 1988 Exterminator

Ne Réveillez pas un Flic qui Dort

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