Policier - Thriller Affiche MKS...118 de Michele Massimo Tarantini 1976

Published on février 11th, 2014 | by Exterminator

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MKS…118 de Michele Massimo Tarantini 1976

Avec : 

  • Antonio Sabado : Tosi
  • Ettore Manni : Vieri
  • Henry Silva : Altieri
  • Silvia Dionisio : Anna

Origine : Italie

Durée : 94 Min

Parce qu’il s’est montré moins  » rond  » qu’il ne l’aurait fallu, le major Altieri est muté dans un bureau où le général qui l’accueille lui demande de se tenir tranquille. Mais comment peut-on demander cela à un  » para  » belliqueux ? Ayant sauvé la vie à un enfant que des malfrats enlevaient, Altieri se retrouve roué de coups le soir même, en guise de représailles… A cette occasion, il fait la connaissance de l’inspecteur Tossi, à qui le lie bientôt une forte sympathie. Ayant retrouvé par hasard le chef des agresseurs, Altieri le suit jusqu’à son repaire où il a la surprise de trouver, empaquetées, des mitraillettes MKS 118, officiellement non mises en Circulation.. (Résumé : Source : les fiches du cinéma)

Pendant les années 70, l’Italie connait un regain de violence assez marquant, entre forte délinquance et terrorisme politique incarné par les fameuses brigades rouges. Forcément, le cinéma italien s’est inspiré de cette actualité pour nous livrer une multitude de productions, créant, au passage, un nouveau genre : le fameux « Poliziesco ».

Un genre lucratif qui attirera un grand nombre d’artisans du cinéma populaire italien touches à tout, de Stelvio Massi à Umberto Lenzi en passant pas Sergio Martino et même Lucio Fulci.
C’est ici un spécialiste de la comédie très légère qui s’y essaie…Tarantini étant, en effet, plus connu pour ses nanars polissons à l’humour lourdingue et ringard. C’est donc avec une certaine appréhension que l’on peut aborder ce « Poliziesco » mettant en scène deux habitués du genre : Antonio Sabato et Henry Silva, le célèbre second couteaux américain, qui oeuvra partout à travers l’Europe et notamment en France, aux côtés de Jean Paul Belmondo dans « Le Marginal ».

Largement plus habitué aux rôles de méchants de service, il incarne ici un officier parachutiste qui, après une enquête privée, soupçonne l’armée de magouilles autour d’un modèle de fusil militaire sensé ne plus être en service. Mis à l’écart par sa hiérarchie, il fera la connaissance d’un commissaire de police, Sabato, enquêtant sur des attaques où la dite arme sera utilisée. Une collaboration qui les fera fleurter avec les instances politico militaires mouillées avec une multinationale dans un trafic d’arme.

Un script assez intéressant donc, sortant un peu des histoires classiques du genre où, la plupart du temps, un commissaire aux méthodes expéditives, fait le ménage dans sa ville. Tarantini choisit lui, de former un tandem qui fonctionne assez bien, complice et crédible, surtout pour un Henry Sylva pas habitué à être du « bon côté » de la barrière.

Mais même si la mécanique marche bien, l’enquête ne nous réserve que peu de surprises, le déroulement de l’intrigue étant des plus prévisibles, sans multiplication de pistes. Cela, certainement pour laisser la part belle aux scènes d’action, assez nombreuses et d’une violence plutôt prononcée. En effet, si le déroulement se suit avec un minimum d’intérêt,  l’action y est quasi non stop avec de nombreuses bastons et courses poursuite haletantes. Une obligation pour un film du genre. Tarantini poussant même la violence à certaines limites (viol, meurtres gratuits de passants…). Sorti en France en 1979, le film connut une interdiction aux moins de 18 ans.

Après, on pourra se plaindre, qu’une fois encore, le scénario prône une justice personnelle et expéditive, illustrée par un final fort et implacable mais qui pourrait paraitre douteux pour certains. Il est vrai que dans le genre, c’est quasiment monnaie courante, faisant des institutions et de ses membres, des pantins corrompus à qui on ne peut plus faire confiance. Mais cela illustre bien, avec une certaine facilité néanmoins, le sentiment d’un public, à l’époque, lassé par la corruption ambiante.

Bref, ce film reste un « Poliziesco », tout de même, assez classique, reprenant tous les codes du genre, mais qui se laisse facilement regarder grâce à un rythme assez soutenu.

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