Policier - Thriller Affiche Mélodie en Sous-Sol de Henri Verneuil 1963

Published on février 18th, 2014 | by Exterminator

0

Mélodie en Sous-Sol de Henri Verneuil 1963

Avec :

  • Jean Gabin : Charles
  • Alain Delon : Francis Verlot
  • Maurice Biraud : Louis Naudin
  • Viviane Romance : Ginette

Origine : France/Italie

Durée : 118 Min

A peine sorti de prison, Charles, un truand à la retraite, refuse de s’acheter une bonne conduite. Ce dernier décide de monter un gros casse: le cambriolage du casino Palm Beach à Cannes. Pour mener à bien ce projet, Charles aura à ses côtés Francis, un jeune voyou sans scrupules et Louis, beau-frère de celui-ci. Chacun aura un rôle bien défini : Charles surveillera les salles du casino, Francis utilisera ses charmes pour visiter les coulisses du lieu et Louis sera le chauffeur des deux compères. (Source : allociné.fr)

A peine le tournage d’ «Un Singe en Hiver» achevé, Henri Verneuil et Michel Audiard proposent à Jean Gabin, le scénario d’un nouveau film se déroulant en partie en Afrique. Si la star semble un temps intéressée, elle refuse catégoriquement de tourner hors de France. Verneuil et Audiard insistent mais rien n’y fait. Le projet tombe à l’eau.

Peu de temps après, les deux hommes accompagnés d’Albert Simonin, reviennent tout de même à la charge avec un nouveau script, adapté du roman de la série noire «The Big Grab», écrit par l’américain John Trinian. Une histoire classique de casse organisé par deux malfrats chevronnés.

Ils assurent cette fois à Gabin que le tournage aura lieu intégralement en France, notamment sous le soleil de la côte d’Azur.

La star accepte enfin mais qui pour lui donner la réplique ? C’est Jean-Louis Trintignant qui est tout d’abord engagé par le producteur Jacques Bal. Mais Verneuil et Gabin ne le connaissent pas et expriment immédiatement quelques doutes.

Alain Delon, désireux de se faire enfin une place auprès des plus grands, se propose alors pour le rôle. Les producteurs acceptent seulement si le jeune acteur se résigne à faire le film… gratuitement. C’est ça sinon rien. «Ok» dit Delon «mais vous me cédez alors les droits de distribution du film au Japon, en URSS et au Brésil». Le deal est bouclé.

Octobre 1962, toute l’équipe se retrouve à Cannes pour le début des prises de vues. Un tournage qui se déroulera dans une ambiance assez tendue. Gabin estime en effet qu’il a moins de scènes que Delon et que le jeune acteur lui vole la vedette. Ce même Delon lui, ne s’entend pas vraiment avec son réalisateur avec qui il entretient des relations tout juste cordiales.

Des tensions qui ne se ressentiront finalement pas du tout à l’écran, tant les deux acteurs font ici état de tout leur talent. Il serait d’ailleurs déplacé de comparer le duo Gabin/Delon à celui formé lui avec une grande complicité par ce même Gabin avec le jeune Jean-Paul Belmondo dans «Un Singe en Hiver», les deux films n’ayant que très peu de points communs.

Alors oui, «Mélodie en Sous-Sol» est un polar extrêmement classique qui repose principalement sur le panache de ses deux têtes d’affiches. Les grincheux pourront également reprocher quelques invraisemblances dans le déroulement de cette histoire. Mais impossible de pas être admiratif devant la virtuosité de la mise en scène de Verneuil (la longue séquence du casse et le final sont en tous points époustouflants), devant son sens du rythme, son évidente capacité à diriger de tels «monstres»…

On l’oublie souvent mais «Mélodie en Sous-Sol», c’est aussi un film sur le changement (l’apparition des villes nouvelles qui remplacent peu à peu les petites communes de banlieue, le passage de témoin entre l’ancienne et la nouvelle génération). Un changement synonyme chez Verneuil, de doute. Le réalisateur n’a visiblement pas foi en l’avenir et nous le fait clairement comprendre notamment lors du retour de Gabin chez lui, après sa sortie de prison (ces villes nouvelles nous sont décrites à juste titre comme déshumanisées), et surtout au travers le portrait du personnage du jeune Delon, présenté comme imprévisible et peu fiable. Le contraire du vieux Gabin, montré lui comme un colosse sûr et indéboulonnable.

Sorti en mars 63, le film sera un immense succès avec plus de 3,5M d’entrées. Et comme l’avait prévu Delon, le Japon lui fera également un triomphe, permettant à l’acteur de récolter finalement, une belle somme d’argent.

En Savoir Plus : Interview de Henri Verneuil et Alain Delon

PartagerShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
Mélodie en Sous-Sol de Henri Verneuil 1963 Exterminator

Mélodie en Sous-Sol

Notre Avis

Summary:

4.5


User Rating: 0 (0 votes)

Tags: , ,


About the Author



Back to Top ↑

UA-48123034-1