Drame

Published on février 7th, 2014 | by Exterminator

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L’un Reste, L’Autre Part de Claude Berri 2004

Avec : 

  • Charlotte Gainsbourg : Judith
  • Daniel Auteuil : Daniel
  • Pierre Arditi : Alain
  • Nathalie Baye : Fanny

Origine : France

Durée : 109 Min

Deux amis de longue date, Daniel et Alain, la cinquantaine, mariés tous deux depuis une quinzaine d’années, vont rencontrer l’amour.
Pour Daniel, ce sera Judith, au moment où le fils qu’il a eu de sa première femme Anne-Marie, devient tétraplégique à la suite d’un accident de moto. Alain, lui, rencontre Farida, une jeune Sénégalaise qu’il a engagée comme vendeuse dans sa boutique d’art africain.
Daniel finira par quitter sa femme Isabelle, malgré le problème que soulève cette séparation pour leur fils de treize ans. Alain, lui, renoncera à la belle Farida pour rester avec sa femme Fanny, malgré les efforts désespérés et le comportement destructeur de sa belle-soeur Nicole pour les séparer.
A travers Daniel et Alain, s’expriment les doutes et les illusions que provoquent l’amour, la passion et la culpabilité lorsqu’ils arrivent à un moment où l’on hésite à changer sa vie… (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Depuis une dizaine d’années, le cinéma français nous envahit d’une multitude de films sur les états d’âmes des trentenaires, de préférence bobos parisiens, aux problèmes existentiels aussi superficiels que leurs personnages. Autant dire que, pour une bonne majorité d’entre eux, il n’ont pas beaucoup d’intéret, trop concentrés sur une petite catégorie sociale, plutôt privilégiée, plutot aisée, loin de représenter la majorité. Ces nouveaux cinéastes ayant oublié qu’il y a une vie en dehors de certains quartiers de Paris.

Ici, c’est de la génération précédente dont il est question. Ces cinquantenaires paniqués par ces peurs et ces remises en question dont font l’objet ces hommes et ces femmes interprétés ici par Pierre Arditi, Nathalie Baye ou Daniel Auteuil, confrontés à des changements physiques et psychiques qui, parfois, les dépassent.

Claude Berri, amateur et habitué de ces chroniques de vie choisit ici, les thêmes les plus rassembleurs comme l’amitié, le couple, l’adultère, le coup de foudre ou la paternité pour nous proposer une sorte de constat de cette génération.
Dès les premières images, le spectre des chroniques bobo parisiennes ressurgit, Arditi, patron d’une galerie d’arts primitifs (autre passion de Berri), sa femme Nathalie Baye, archétype parfait de la bourgeoise coincée et Auteuil, à la tête d’un cabinet d’architecture d’intérieur. Bref, encore une chronique ciblée ne pouvant présenter que peu d’intéret au dela du périphérique. Force est de constater que, grâce au talent et au savoir faire de Claude Berri, il parvient à dépasser parfaitement ce contexte qui n’est, ici, qu’un décor. Ce n’est pas leur position socio-professionnelle qui prédomine mais les problèmes universels qui envahissent la majorité des cinquantenaires au risque, peut être, d’être un peu trop caricatural parfois.

En effet, voir Arditi être incapable de choisir entre sa femme et sa jeune maitresse, l’une lui assurant la sécurité affective, l’autre l’assurance d’une virilité toujours performante, sent un peu le déja-vu, n’apportant rien de plus au sujet. C’est plutôt les péripéties de Daniel Auteuil qui suscitent un intéret certain, confronté au même moment à l’accident grave de son fils ainé, au coup de foudre lors d’une rencontre avec une jeune femme très séduisante (parfaite Charlotte Gainbourg), aux déchirements familiaux que cela va engendrer entre sa femme, son autre fils et lui. Toujours très juste, la partition de Daniel Auteuil sublime certains moments assez forts comme la confrontation avec son plus jeune fils qui ne supporte pas son choix de quitter sa mère pour une autre ou sa rencontre avec Charlotte Gainsbourg.

Une vraie tragi-comédie originale et assez prenante parfois. Au milieu de tout cela, on regrettera la présence très effacée de Miou-Miou, incarnant la première femme d’Auteuil et mère de son premier fils. D’autant plus que son personnage ne présente que peu d’intéret à cette chronique. Juste un cas de femme blessée et blasée par une vie difficile.

Au final, on reste, tout de même, assez mitigé devant ce film plutôt lent et pas toujours intéressant mais qui reserve quand même de très forts moments grâce à un très bon Daniel Auteuil.

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L’un Reste, L’Autre Part de Claude Berri 2004 Exterminator

L'un Reste, L'Autre Part

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