Comédie

Published on février 9th, 2014 | by Exterminator

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Le Boulanger de Valorgue de Henri Verneuil 1952

Avec : 

  • Fernandel : Félicien Hébrard
  • Madelaine Sylvain : Mme Hébrard
  • Georges Samarat : M. Aussel
  • Pierrette Bruno : Françoise Zenatti

Origine : France/Italie

Durée : 103 Min

Justin, fils du boulanger de Valorgue, courtise Françoise, la fille de l’épicier. Tout ceci ne plaît pas au boulanger qui assiste ravi au départ de son fils pour son service militaire en Afrique du Nord. Françoise, par dépit, quitte aussi le village et revient, dix mois plus tard, avec un bébé sur les bras. On accuse Justin d’être le père, ce qui provoque bientôt une véritable révolution à Valorgue séparé en deux clans: « les boulangiéristes » et les « épiciéristes ». L’affaire s’envenime, Françoise s’enfuit avec l’enfant et le préfet fait réquisitionner la boulangerie. Le boulanger se met à la recherche de son petit-fils et, séduit par le bambin, revient au village pour obliger son fils, que personne n’avait songé à prévenir de la situation, à épouser l’heureuse maman. (Résumé : Source : Wikipédia)

Pour beaucoup, Henri Verneuil, c’est « Mélodie en sous-sol », « Le Clan des Siciliens » ou « Peur sur la Ville », soit quelques unes des plus belles pages du polar français mettant en scène les inoubliables, Jean Gabin, Alain Delon ou Jean Paul Belmondo. Mais Verneuil, c’est aussi « La Vache et le Prisonnier » , la célèbre comédie avec Fernandel, clôturant une collaboration trop souvent oubliée de sept films entre les deux hommes. Une complicité née d’une rencontre sur un court métrage entre un tout jeune débutant et cette figure du cinéma comique français. Et c’est donc grâce à Fernandel qui devient à l’époque, son acteur fétiche, que Verneuil va lancer sa fructueuse carrière au début des années 50.

Fernandel, alors au sommet de sa carrière va tomber amoureux de cette petite histoire de querelle de village, écrite par son propre facteur, en la résumant lui- même comme un Roméo et Juliette provençal. Jacques Bar accepte de le produire et Fernandel impose donc le tout jeune Verneuil à la mise en scène, pensant qu’il était l’homme de la situation. Verneuil, arménien d’origine avait vécu tout sa jeunesse à Marseille et était donc à même à retranscrire parfaitement l’esprit provençal à l’écran.

C’est donc sur un fond pagnolesque que Verneuil va mettre en scène cette histoire de clans divisés au sein d’une petit village qui n’est donc pas sans rappeler le classique de Shakespeare.

Dès le départ, Verneuil n’oublie pas que s’il est derrière la caméra, c’est grâce à Fernandel en calquant totalement sa mise en scène sur le jeu de l’acteur qui, durant les 100 minutes du métrages, est omniprésent à l’écran, écrasant sans vergogne le reste du casting réduit à soutenir le numéro de la star. Ce qui donne finalement, un sentiment mitigé sur ce personnage têtu, sûr de lui et même, de mauvaise foi. Autant, Fernandel force l’admiration par la qualité et l’energie de son interprétation, autant il arrive presque à nous agacer par moments en ne laissant aucune place à la présence et à la position de ses vis à vis, nous imposant presque une sorte de festival d’obstination souvent injustifié qui nous détache à un moment du métrage.

Après, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Si aujourd’hui, cette histoire d’enfant né hors mariage qui divise l’opinion d’un village tout entier, peut paraitre complètement désuète, ce qui rend le déroulement totalement exagéré pour les générations suivantes, il était à l’époque, difficile, voire impossible, de faire admettre à la société, surtout rurale, la conception hors union.

Assimilé cela, on suit avec un certain plaisir ces querelles de clochers, qui dans le fond, n’ont rien de méchant, provoquant beaucoup de sourires et de rires gràce à une suite de situations sympatiques, montées à un rythme assez soutenu, nous faisant passer facilement la durée de ce film simple (le déroulement ne reservant aucune surprise) et finalement, chaleureux à l’image de notre belle provence.

A noter que dans le cadre de cette co-production franco-italienne, très fréquentes à l’époque, la production a fait appel au très grand Nino Rota, compositeur attitré de Fellini pour assurer la partition musicale.

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Le Boulanger de Valorgue de Henri Verneuil 1952 Exterminator

Le Boulanger de Valorgue

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