Policier - Thriller

Published on février 13th, 2014 | by Exterminator

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Le Battant de Alain Delon 1983

Avec : 

  • Alain Delon : Jacques Darnay
  • François Perier : Gino Ruggieri
  • Pierre Mondy : Rouxel
  • Anne Parillaud : Nathalie

Origine : France

Durée : 121 Min

Jacques Darnay sort de prison, où il est resté dix ans pour un vol de diamants et un meurtre, mais sa culpabilité est incertaine. Il est pris en filature par le commissaire Rouxel et par des bandits qui veulent récupérer le butin. Seul Ruggeri, un bandit retiré des affaires, accepte de l’aider… (Source : première.fr).

Deux ans après le succès de «Pour la Peau d’un Flic», Delon retourne derrière la caméra pour nous préparer une nouvelle fois la même recette, celle du polar implacable, entièrement dédié à sa propre personne.

Pour cela, il va adapter librement avec l’aide de son complice Christopher Frank, le roman éponyme d’André Caroff, sorti 10 ans plus tôt. Si les deux hommes en conservent la trame principale, de nombreux changements sont effectués pour faciliter la mise en avant du personnage individualiste de Delon, celui d’un homme seul, traqué par une bande de malfrats qui souhaitent récupérer l’un de ses précédents butins.

Soucieux de ne pas dérouter son (toujours à cette époque) fidèle public, Delon nous laisse malheureusement, un film d’un conformisme confondant, un quasi copié-collé du précédent où l’acteur nous ressert son habituelle panoplie fétiche du héros viril et tenace. Un polar quelconque, réalisé avec une certaine paresse et manquant sérieusement de peps (Il n’y a absolument aucune scène d’action ici).

Et ce ne sont pas les nombreuses références au «Samouraï» de Melville qui parviendront à relever ce plat réchauffé au gout rance.

Bon, tout n’est pas à jeter non plus. «Le Battant» reste tout de même un film pas vraiment désagréable à suivre. Aussi conventionnel soit-il, il bénéficie d’une solide galerie de seconds rôles, notamment Anne Parillaud qui amène un peu de fraicheur à un ensemble qui se prend un peu trop au sérieux. Quelques clins d’oeil et (trop rares) pointes d’humour (Mondy en Columbo…) viennent également alléger une atmosphère souvent pompeuse. Il faut bien avouer enfin que si Delon se repose une nouvelle fois sur ses lauriers, il dégage tout de même toujours une présence et un charisme impressionnant.

Symbole du début du déclin de la star (le film approchera encore les 2 millions d’entrées), «Le Battant» assure donc le minimum syndical mais pas plus.

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Le Battant de Alain Delon 1983 Exterminator

Le Battant

Notre Avis

Summary:

2.5


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