Action - Aventure

Published on février 15th, 2014 | by Exterminator

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La Lettre du Kremlin de John Huston 1970

Avec : 

  • Patrick O’Neal : Charles Rone
  • Bibi Andersson : Erika Kosnov
  • Richard Boone : Ward
  • Max Von Sydow : Colonel Kosnov

Origine : USA

Durée : 120 Min

En 1969, un groupe d’espions-aventuriers (la plupart identifiés par des surnoms) hétéroclite, venu des États-Unis et mené par Ward, rallie Moscou. Parmi eux se trouvent notamment Charles Rone, un officier de marine, ‘B.A.’, une jeune femme dont Rone tombe amoureux, Warlock, un homosexuel faisant du tricot pour se détendre, Janis qui joue un rôle de prostituée. Leur mission est de récupérer un document confidentiel dit « La Lettre du Kremlin », recélant un accord officieux entre les États-Unis et l’Union Sovietique, destiné à contrecarrer la montée en puissance (la menace militaire) de la Chine… (Source : wikipedia.fr)

John Huston a déjà de nombreux films et quelques chefs-d’oeuvre à son actif quand il débute le tournage de «La Lettre du Kremlin» en 1969. Véritable boulimique de la pellicule, il n’a jamais cessé de tourner depuis le début de sa carrière, jonglant entre les genres, pour maintenir un train de vie particulièrement élevé. C’est donc à peine sorti du tournage de «Promenade avec l’Amour et la Mort», drame à petit budget mettant en scène sa propre fille Angelica, que Houston s’attaque à ce film d’espionnage adapté du roman éponyme de Noel Behn. Ce nouveau virage à 180° va lui permettre de peindre un portrait noir du renseignement international autour d’un casting de stars confirmées telles que Orson Welles, Raf Vallone, Bibi Andersson, Max Von Sydow ou Dean Jagger.

«La Lettre du Kremlin» est en effet, un film affreusement cynique et défaitiste qui met dans le même sac, Soviétiques et Américains, montrés ici uniquement comme totalement immoraux. Les deux camps se livrent ici une lutte sans merci, destinée finalement plus à défendre des intérêts personnels que nationaux.

Difficile d’en dire plus sous peine d’en dévoiler trop. L’intrigue classique mais parfois complexe, réserve tout de même quelques surprises qu’il serait indélicat de révéler.

Si le film se laisse regarder sans déplaisir, la réalisation de Houston reste néanmoins parfaitement conventionnelle. Le cinéaste peine à introduire de la tension et enchaine les scènes sans véritable inspiration, se reposant à l’évidence sur la qualité de son scénario et son casting de poids. Wells et surtout Richard Boone apportent ici toute leur classe, seul Patrick O’Neal, pourtant au centre de cette histoire, signe une prestation décevante.

«La Lettre du Kremlin» sera un véritable échec à sa sortie, considéré comme totalement dépassé et anachronique. Rappelons qu’à cette époque, Hollywood est en pleine révolution avec l’arrivée d’une nouvelle génération de cinéastes et d’acteurs qui vont totalement changer la manière de faire de cinéma. Rappelons aussi que la guerre froide ne fait plus partie à ce moment, des préoccupations principales d’une Amérique en pleine guerre du Vietnam.

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La Lettre du Kremlin de John Huston 1970 Exterminator

La Lettre du Kremlin

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