Fantastique - SF

Published on février 9th, 2014 | by Exterminator

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Je suis une Légende de Francis Lawrence 2007

Avec : 

  • Will Smith : Robert Neville
  • Alice Braga : Anna
  • Charlie Tahan : Ethan
  • Willow Smith : Marley Neville

Origine : USA

Durée : 101 Min

Robert Neville (Will Smith) était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu.
Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne – on les appelle les « Infectés » – rodent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin… (Résumé : Source : cinemotions.com)

S’attaquer au best seller mondialement connu de Richard Matheson est un extrêmement exercice risqué. Le genre d’adaptation qui quoi qu’il advienne, attirera les foudres des puristes qui s’insurgent dès que l’on touche à leur roman préféré. Alors autant prendre quelques libertés avec le matériel original et c’est ce qu’ont choisi les producteurs et réalisateur de cette troisième vision cinématographique du classique de Matheson.

Après une première adaptation en 1964 puis une autre avec Charlton Heston (Le Survivant) en 1971, Hollywood a attendu plus de 35 ans avant de s’y risquer à nouveau. Mais là où le cinéma s’était fait jusque là un point d’honneur à ne pas trahir le message de Matheson, ce n’est visiblement pas le souci des producteurs de ce film-ci.

Alors, en tant que spectateur de cinéma, il y a forcément, deux manières de regarder cette adaptation.

La première, c’est celle du fan du livre, venu constater que Lawrence et ses producteurs ont complètement déshumanisé les vampires, symboles d’une population devenue dominante après le passage du virus, les faisant presque passer pour de vulgaires zombies décérébrés. Certainement une facilité due au regain de popularité des films de morts-vivants en cette seconde moitié des années 2000. Le fan du roman s’étonnera aussi de la bifurcation scénaristique qui intervient vers les deux tiers du film, apportant un message à base de religion et de foi, totalement dépassé et même douteux, trouvant son apogée dans un plan final repoussant. Il se désolera enfin de ne pas retrouver la fin originale, remplacée par un épilogue assez faible pour un film de cette envergure, trahissant définitivement la vision du personnage de Neville par Matheson.

Pour celui qui a lu et aimé le livre, cette adaptation peut donc passer comme une trahison en bonne et due forme, quasi à l’opposé du message du romancier. Une bonne façon de détruire une excellente histoire au profit d’un blockbuster de plus.

Après, il y a une seconde manière de voir les choses, comme le spectateur lambda, venu se divertir devant un film au scénario qui s’avère prometteur avec l’une des stars les plus rentables du box office américain. Et de ce point de vue, il faut bien avouer que le film passe plutôt bien malgré certains défauts assez appuyés. Tout d’abord, grâce à une longue première partie, totalement réussie où l’on découvre un Will Smith, seul avec son chien, dans un New York post apocalyptique tout à fait surprenant. On ne peut qu’être bluffé devant cette prouesse technique. On admirera aussi la sobriété et l’intelligence de la mise en scène de Lawrence suivant un Will Smith dans de très beaux moments de solitude, tentant de s’inventer une vie sociale à tout prix, notamment avec son chien à défaut de sombrer dans la folie. Un sobriété permettant de dégager une émotion certaine jusqu’à l’épisode fatal qui clôt cette première partie.
Pendant plus d’une heure, le plaisir d’assister à un excellent film n’est pas feint et on se passionne réellement à suivre cet homme seul au monde, tentant de ne pas perdre pied devant cette fatalité.

Comme toute bonne chose a une fin, la seconde partie n’est pas du tout du même calibre. D’une part, à cause de l’apparition ratée des vampires qui, outre le fait qu’ils ne sont plus que des bêtes assoiffées, sont totalement laids à cause de CGI assez vulgaires. Mais c’est surtout l’arrivée de Ana, une autre survivante avec son fils (totalement inutile), qui va définitivement rouiller une mécanique bien huilée jusqu’à présent. Pretextant suivre le message de Dieu, elle dénature complètement l’axe que nous avions suivi jusqu’ici. Une erreur amplifiée par le discours d’un Will Smith sur Bob Marley totalement hors propos, limite ridicule. Mais ce n’est rien devant un final baclé et invraisemblable qui ne peut nous éviter un sentiment de deception et d’inachevé. La fin alternative (disponible en DVD) aurait, assurément, relevé le niveau de ce film divertissant mais bancal.

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