Policier - Thriller Affiche Diva de Jean-Jacques Beineix 1981

Published on mars 1st, 2014 | by Exterminator

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Diva de Jean-Jacques Beineix 1981

Avec : 

  • Frédéric Andréi : Jules
  • Richard Bohringer : Gorodish
  • Wilhelmenia Fernandez : Cynthia Hawkins
  • Jacques Fabbri : Commissaire Saporta

Origine : France

Durée : 111 Min

Un jeune postier amoureux du bel canto réalise un enregistrement pirate d’un concert donné par une diva. Sa passion et un hasard malencontreux vont provoquer une chasse à l’homme dont il est la proie. (Source : allociné.fr).

1979. La productrice Irène Silberman a un véritable coup de coeur pour «Diva», le livre de Delacorta (alias Daniel Odier) qui vient à peine d’être publié. Elle propose alors à Jean-Jacques Beineix de le lire en vue d’une adaptation cinématographique.

Emballé par ce polar plutôt original, le futur réalisateur de «37°2 Le Matin» accepte immédiatement de le porter à l’écran.

L’ancien-assistant de René Clément et Claude Zidi qui signe ici son premier film, fait appel à Jean Van Hamme (le célèbre auteur des BD «Largo Winch» et «XIII») pour l’épauler dans l’écriture du scénario. Un choix délibéré, Beineix qui a toujours eu dans l’idée d’adapter «La Marque Jaune» de Edgar P. Jacobs, est un grand passionné de bandes dessinées.

Florent Pagny et Richard Anconina sont alors en course pour jouer le rôle de ce jeune postier pris dans un étrange engrenage mais c’est finalement Frédéric Andréi qui parviendra à convaincre Beineix. Pour lui donner la réplique, le cinéaste fait notamment appel à la cantatrice Wilhelmenia Fernandez, Richard Bohringer, Gérard Darmon, Dominique Pinon et à un surprenant Jacques Fabbri.

11 semaines de tournage pour un résultat absolument fabuleux, envoutant, terriblement en avance sur son temps qui plus de 30 ans après sa sortie, n’a pas pris une ride.

Un film longtemps incompris, tant il a révolutionné la manière de faire du cinéma en France.

Mis en scène avec une précision extraordinaire, «Diva» est un polar unique, comme on en a jamais fait et comme on en fera plus jamais. Un polar lyrique derrière lequel se cache la vision d’un monde qui change, de l’arrivée d’une nouvelle époque par forcement rose où seuls les sentiments seront préservés.

Parlons-en de cette mise en scène qui déclencha à l’époque, les foudres des critiques qui boudèrent de manière quasi-unanime le travail de Beineix. Accusé à tort de vouloir faire un cinéma de «look», maniéré et m’as-tu-vu, le réalisateur a surtout réussi un magnifique travail stylistique et métaphorique basé sur la notion du «double».

Double intrigue, doubles personnalités, duos de flics et de malfrats…, tout ici se multiplie par 2. Sa façon à lui d’illustrer l’éternelle dualité entre le bien et le mal. Un travail admirable appuyé par la superbe photographie de Philippe Rousselot et des acteurs tous excellents.

Descendu par tous, «Diva» sort de manière extrêmement discrète en mars 1981. Le film finit même par n’être projeté que dans une seule salle à Paris. Une salle qui le gardera tout de même près de 8 mois à l’affiche grâce à un bouche à oreilles extrêmement positif.

Sa véritable consécration viendra un an après sa sortie, «Diva» récoltant 4 récompenses à la cérémonie des César 1982. La carrière que méritait véritablement ce film, pouvait alors démarrer.

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