Fantastique - SF

Published on février 13th, 2014 | by Exterminator

0

Cube de Vicenzo Natali 1997

Avec : 

  • Maurice Dean Wint : Quentin
  • David Hewlett : Worth
  • Nicole de Boer : Leaven
  • Andrew Miller : Kazan

Origine : Canada

Durée : 90 Min

Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes, dont certaines sont équipées de pièges mortels. Le policier, l’architecte, l’étudiante en mathématiques, la psychiatre, l’expert en évasion et l’autiste captifs ne savent qu’une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s’évader. Au fur et à mesure que la peur grandit, les conflits personnels et les luttes de pouvoir s’amplifient. Il leur faudrait pourtant réussir à s’associer pour échapper à une mort certaine. (Source : wikipédia.fr)

Prenez un «Rubik’s cube» géant bourré de pièges mortels. D’où vient-il ? Qui le contrôle ? On ne le saura jamais. 6 anonymes à l’intérieur (loin d’être de parfaits et sympathiques personnages) qui n’auront d’autre choix que de révéler leurs faces cachées pour tenter d’en sortir vivants.

Vincenzo Natali prouve ici qu’avec peu d’argent (350000 $) mais une idée originale et simple, il est tout à fait possible de faire un film ne ressemblant à aucun autre, sans artifices et terriblement efficace.

Story-boarder de formation, le cinéaste canadien, digne héritier de David Cronenberg se lance donc pour son premier long métrage, dans une intelligente métaphore de notre propre société, peu à peu absorbée par une technologie froide et binaire, un monde virtuellement symétrique auquel nous sommes de plus en plus dépendants.

Le cube symbolise ainsi ce monde anguleux que nous avons créé mais que nous devons déjouer si nous ne voulons pas nous déshumaniser.

Plus que le contexte surnaturel, ce sont donc les rapports humains que le réalisateur va privilégier ici. Ceux de ces 6 rats de laboratoires renfermant des secrets dont ils devront se libérer s’ils veulent garder une chance de survivre.

Avec un budget plus que limité, Natali va tout de même parvenir à instaurer une angoissante et fascinante ambiance clautrophobique. Son passé de story-boarder lui permet également d’enchainer des plans d’une incroyable ingéniosité. Il ne faut pas oublier que pour tourner le film, Natali ne disposait en fait que d’un décor unique avec lequel il devait donner l’illusion d’un immense labyrinthe. Ajouté à cela une très astucieuse utilisation de couleurs vives pour contourner cette énorme contrainte.

Seul véritable point noir, une interprétation en deçà qui plombe parfois quelques moments décisifs.

A travers son message terriblement d’actualité traité avec une incroyable originalité, «Cube» force définitivement l’admiration et impose un déjà grand réalisateur.

PartagerShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
Cube de Vicenzo Natali 1997 Exterminator

Cube

Notre Avis

Summary:

4


User Rating: 0 (0 votes)

Tags: ,


About the Author



Back to Top ↑

UA-48123034-1