Policier - Thriller

Published on février 11th, 2014 | by Exterminator

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Comme un Boomerang de José Giovanni 1976

Avec : 

  • Alain Delon : Jacques Batkin
  • Carla Gravina : Muriel
  • Dora Doll : Ginette
  • Louis Julien : Eddy

Origine : France/Italie

Durée : 100 Min

1976, à Nice et près de la frontière italienne, Eddy, un adolescent sous l’influence de la drogue, tue un policier. Son père, Jacques, tente de plaider les circonstances atténuantes et parvient presque à gagner la confiance de la veuve du policier. Mais la presse révèle que Jacques est un ancien gangster qui autrefois a fait de la prison…(Source : Amazon.fr)

Coincé sur un projet qui ne verra jamais le jour au milieu des années 70, José Giovanni écrit une ébauche d’histoire autour de thèmes qui ont jalonnés sa carrière d’écrivain et de cinéaste : les relations fils/père et la pègre.

Cette pègre qu’il a fréquenté jusqu’à l’après guerre et qui l’a emmené en prison pendant près de 10 ans.

Naturellement, il propose à son ami Alain Delon alors au sommet de sa gloire et avec qui, il vient de signer l’énorme succès du « Gitan », de s’associer à ce projet et d’en finir l’écriture ensemble.

Sous couvert d’un polar, c’est un véritable drame que nous proposent les deux hommes dans ce récit qui voit le passé d’un homme rangé (Delon) lui revenir en pleine face après le meurtre involontaire d’un policier par son propre fils.

Sur le papier, le projet tient de belles promesses mais qui ne se traduisent malheureusement pas toutes à l’écran. La faute à un scénario bancal envahi de certaines caricatures qui desservent un récit pourtant intéressant.

Dès le début, le film se cherche un peu et finalement, a du mal a trouver son rythme. Giovanni fleurte avec deux genres sans jamais réellement choisir son camp. Sa mise en scène s’en ressent et seuls de rares moments (les deux passages dans les bureaux de sa société de Delon) surnagent.

Ajouté à cela, un Delon écrasant totalement les autres personnages (avec pourtant la belle Carla Gravina et le grand Charles Vanel), la dramaturgie est réduite à une peau de chagrin.

Alors oui, on suit avec un minimum d’intérêt cette histoire mais sans finalement s’y passionner vraiment. Même le final qui se veut pourtant haletant, ne suscite que peu d’émotions, presque trop vite expédié.

Le public à l’époque, ne s’y trompe pas. Le film ne rencontre pas le succès des précédentes collaborations du duo qui ne tournera plus jamais ensemble. Giovanni reconnaissant lui-même les maladresses de son film.

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Comme un Boomerang de José Giovanni 1976 Exterminator

Comme un Boomerang

Notre Avis

Summary:

2.5


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