Horreur

Published on février 11th, 2014 | by Exterminator

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Calvaire de Fabrice de Welz 2004

Avec : 

  • Laurent Lucas : Marc Stevens
  • Brigitte Lahaie : Mademoiselle Vicky
  • Gigi Coursigny : Madame Langhoff
  • Jean-Luc Couchard : Boris

Origine : Belgique/France

Durée : 88 Min

Marc Stevens est un chanteur itinérant. A l’hospice, le concert est terminé. Celui-ci reprend la route, mais il tombe en panne au milieu de nulle part. M. Bartel, un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l’a quitté, le recueille.
C’est alors que commence le cauchemar de Marc : M. Bartel voit en lui l’incarnation de son ex-femme et tout le village est persuadé que celle-ci est rentrée au pays. (Source : Allociné)

Genre devenu populaire aux USA dans les années 70 avec des films comme « Délivrance » ou « Massacre à la Tronçonneuse », le « survival » revient en forme depuis le début des années 2000 à travers le monde. Du Japon (Battle Royale…) à l’Angleterre (The Descent…) en passant par la France (Mutants…), beaucoup sont ceux qui ont voulu s’y essayer, justement influencés par les désormais classiques d’outre-Atlantique.

C’est ici un cinéaste belge qui pour son premier film, va tenter d’apporter sa pierre à l’édifice, véritable fan du genre par le nombre élevé de références présentes dans son film.

Mais si les clins d’œil aux films de Tobe Hooper, John Boorman mais également aux « Chiens de Paille » de Sam Peckinpah sont donc présents ici, la véritable inspiration de Fabrice de Welz vient d’un film français plutôt méconnu, « La Traque », réalisé en 1975 par Serge Leroy, véritable premier « Survival » à la française.

De Welz connait donc son sujet mais que va t’il y apporter de plus ?

Au départ, on est séduit par l’ambiance sombre et l’approche du personnage de cet artiste itinérant, adulé et désiré au centre d’un monde exclusivement féminin (particulièrement glauque) qui va basculer dans l’horreur en devenant ce même objet de désir au milieu d’hommes  tout aussi inquiétants.

Passés l’arrivée dans cet environnement hostile et la rencontre avec l’excellent Jackie Berroyer, De Welz peine malheureusement à faire évoluer son récit et l’empathie que l’on peut avoir pour le personnage de Marc en souffre. Pendant près d’une heure, il ne se passe pas grand-chose. Le cinéaste fait difficilement monter la tension et ce ne sont pas les quelques scènes chocs qui nous sortent de notre léthargie.

Trop abrupte et tardive, la bascule avec l’arrivée d’une horde de dingues, perd de son impact jusqu’au final bâclé et rapidement expédié.

Malgré un résultat déséquilibré et manquant d’homogénéité, ajoutés à une somme de références trop marquées, on retiendra tout de même chez De Welz, une volonté de proposer un film viscéral, ambitieux et sans concessions autour de personnages souffrant finalement d’un grand manque d’amour.

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Calvaire de Fabrice de Welz 2004 Exterminator

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