Policier - Thriller Affiche Bleu comme l'Enfer de Yves Boisset 1986

Published on février 28th, 2014 | by Exterminator

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Bleu comme l’Enfer de Yves Boisset 1986

Avec : 

  • Lambert Wilson : Ned
  • Tchéky Karyo : Franck
  • Myriem Roussel : Lily
  • Agnès Soral : Carol

Origine : France

Durée : 100 Min

La course-poursuite entre un jeune voyou et un flic violent, dont la femme s’est enfui avec le repris de justice pour ne plus subir les violences conjugales de son mari… (Source : wikipedia.fr).

Comment un cinéaste de la trempe de Yves Boisset a t’il pu réaliser un film aussi nul ? Un énorme nanar qui fait tache dans la filmographie de celui qui nous avait habitué jusqu’alors à beaucoup, beaucoup mieux.

Retour en 1986. Boisset se remet difficilement de l’échec de «Canicule» sorti trois ans plus tôt. Il décide alors de changer littéralement de direction en choisissant d’adapter le premier roman de Philippe Djian (le futur auteur de «37°2 le Matin»), un drame passionnel  qui raconte l’histoire d’un flic alcoolique et violent, déterminé à récupérer sa femme partie avec un aventurier en cavale.

Un roman jugé inadaptable que Boisset, au prix de nombreuses modifications, va pourtant parvenir à s’approprier avec la complicité de Jean Herman et Sandra Majerowicz, en le transformant en un western moderne, influencé par son amour pour le cinéma US.

Même si Boisset trouve ici une nouvelle fois l’occasion de régler ses comptes avec les institutions (Le méchant est ici un flic épaulé par des collègues particulièrement complaisants), on est évidemment loin de la critique sociale, du pamphlet contestataire, cher au cinéaste.

Au lieu de cela, on a droit à une mauvaise série B d’une pauvreté et d’une ringardise affligeantes interprétée par des acteurs hors du coup.

Lambert Wilson dans son premier grand rôle, peine à convaincre dans la peau de ce héros au grand coeur. Quelle idée aussi de l’avoir maquillé comme un camion volé.

Tchéky Karyo lui en fait des caisses, cabotinant à souhait, il en devient parfaitement insupportable. Myriem Roussel, ex-égérie de Godard n’est visiblement ici pas vraiment dans son élément et traverse le film de manière totalement transparence. Seule Agnès Soral parvient à tirer son épingle du jeu.

A leur décharge, tous sont victimes de la très mauvaise caractérisation de leurs personnages.

Le reste est tout aussi atterrant. Passons sur cette banale histoire de cavale complétée par une sous-intrigue inutile et ridicule, qui ne présente finalement, aucun véritable intérêt, on s’étonnera surtout du manque de rigueur de la réalisation de Boisset.

A trop vouloir nous en mettre plein la vue, le cinéaste en oublie son habituelle précision. Une porte fenêtre détruite qui, le plan d’après est intacte, Wilson qui fume une cigarette éteinte… et j’en passe…

A sauver : Les décors et les rares scènes d’action réglées par Remy Julienne qui sont comme toujours réussies. C’est maigre.

«Bleu comme l’Enfer» sera pour Boisset, un nouvel échec. A peine plus de 500 000 curieux ont cru bon se déplacer pour voir ce film raté et ringard.

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Bleu Comme l'Enfer

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1.5


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