Horreur

Published on février 11th, 2014 | by Exterminator

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Amityville II, le Possédé de Damiano Damiani 1982

Avec : 

  • Burt Young : Anthony Montelli
  • Rutanya Alda : Dolores Montelli
  • Jack Magner : Sonny Montelli
  • James Olson : Père Adamsky

Origine : USA

Durée : 104 Min

Les Montelli s’installent dans leur maison d’Amityville. Tout se détraque bientôt : le sang coule des robinets et le frère abuse de la sœur puis assassine toute la famille. Convaincu qu’il est la proie du démon, le père Adamski exorcise le jeune homme, mais c’est lui dont le démon s’empare.(Source : Cinemovies)

C’est en 1974 que la véritable affaire d’Amityville défraya la chronique aux Etats-Unis : Le massacre d’une famille entière par l’un de ses membres, dans une maison proche de Long Island.

Le 13 Novembre, en pleine nuit, Ronald Jr tue ses parents, frères et sœurs dans leur sommeil. Il prétend alors qu’une voix qu’il assimile au diable, lui avait ordonné d’éliminer tous les membres de sa famille.

Cette histoire macabre ne décourage pas une nouvelle famille de s’installer dans la maison, plus d’une année après la tuerie. Pensant trouver la maison de leur rêve, les Lutz déchanteront très vite, déclarant subir des phénomènes paranormaux de plus en plus fréquents et surtout, entendant, eux aussi cette voix mystérieuse qui leur demande de partir.

Assez surprenant, c’est l’histoire des Lutz (romancée dans un livre de Jay Anson) qui sera d’abord adaptée au cinéma en 1979 par Stuart Rosenberg dans le premier opus d’une saga devenue interminable (bientôt 10 films…), plutôt efficace mais finalement assez soft, qui décevra les férus d’épouvante.

Malgré cela, le succès est au rendez vous et la mise en chantier d’un second opus ne se fait pas attendre. Naturellement, c’est une préquelle qui est lancée, basée cette fois-ci, sur le massacre de la famille Defeo.

Désireux de donner un coup de boost et de satisfaire les fans du genre, les producteurs s’adressent à Damiano Damiani, un réalisateur italien spécialisé dans le western musclé, espérant une approche plus frontale du projet.

Ce que l’on peut dire, c’est que la mission est en grande partie réussie. En effet, dans sa grande majorité, cette préquelle est tout simplement, supérieure à l’original.

Grace à une judicieuse utilisation de la camera subjective, Damiani propulse le spectateur au cœur de ses propres peurs. La tension est immédiate et omniprésente. Des scènes dans le sous sol de la maison, en passant par la visite du prêtre, jusqu’à la « possession » du jeune homme, l’ensemble fonctionne à merveille. On a tout simplement peur.

Jonglant avec la morale sociale et religieuse de manière parfois très limite (la relation incestueuse entre le possédé et sa sœur …), le réalisateur accentue sans conteste, le malaise du spectateur.

Bref, nous n’étions pas très loin de tenir l’un des classiques du genre jusqu’à la fin de cette (longue) première partie qui se conclue par le massacre de la famille.

Alors que le film aurait très bien pu se terminer là, Damiani enchaine sur une seconde partie consacrée à l’exorcisme du jeune homme.

Voulant à coup sûr surfer sur le succès du film de Friedkin, les producteurs ont donc eu la mauvaise idée de nous offrir une vingtaine de minutes supplémentaires repompées en grande partie sur « L’Exorciste ».

Quel dommage car le film perd en crédibilité et par la même, en efficacité, nous laissant sur un sentiment finalement assez mitigé.

Au final supérieur au film de Rosenberg, ce second film de la saga rate la dernière marche du panthéon des classiques du genre par excès d’opportunisme. Ca en est presque rageant.

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Amityville II, le Possédé de Damiano Damiani 1982 Exterminator

Amityville II, le Possédé

Notre Avis

Summary:

3.5


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